dimanche 21 avril 2013

Un chum steady et autres considérations du dimanche soir


J’ai pas réussi à faire des travaux ce soir. J’ai écouté du Damien Rice en buvant du thé chaud, pis du thé froid parce que je l’ai pas bu assez vite. Mon appartement est presque vide, mon coloc est en train de se réchauffer auprès de sa blonde dans leur chambre tricotée serrée et j’occupe le salon, faute de mieux, Internet se rend pas dans la mienne.

Mes cahiers de note sont sur la table basse, ça nous sert de table de cuisine aussi, y’a des taches sur le bois et elle est juste un peu trop basse pour qu’elle soit réellement pratique. En soi c’est pas vraiment surprenant, quand on sait que notre meuble de télé c’est en fait des caisses de bières vides empilées sur lesquelles on a mis la télé, dans ce qu’on croyait être un vif éclair de génie. C’en était peut-être un, je sais pas trop. J’imagine que c’est le genre de choses dont on va se rappeler à 40 ans pis raconter à nos enfants, un jour j’habitais dans une commune dans Hochelaga avec six personnes et on avait mis la télé sur des caisses de bières vides. Les enfants nous croiront pas, ou alors ils voudront pas avouer que leur mère était cool, dans ce temps-là.

Je sais pas si je vais avoir des enfants un jour. Je sais même pas si un jour, je vais avoir un chum steady. Je sais pas si je veux avoir de chum steady. Je sais pas si je veux la vie rangée de banlieue de bungalow de salle de jouet pour les enfants parce qu’on veut pas que le salon soit en bordel. Je sais pas. Mais j’aimerais ça me marier comme dans le film de Mandy Moore. J’aimerais ça être avec quelqu’un qui est game de passer la journée tout nu dans un lit pour écouter des téléséries. J’aimerais ça cuisiner avec mon hypothétique chum aller au Marché Maisonneuve pis choisir des fruits frais pis des légumes encore un peu sales parce qu’on vient de les cueillir pis je les ferai bouillir ou griller ou mijoter, ça sentirait bon et on se frencherait goulûment. Et on serait heureux. Et ok, peut-être que j’en veux un chum, finalement. Un chum qui me flatte les cheveux le soir avant de m’endormir et qui me dit des mots d’amour même si ça le gêne. Un chum qui serait aussi fier d’être mon chum que je serai fière d’être sa blonde. Ouais. Des genres pis des rôles pis des construits sociaux super hétéro-normatifs pis toute.

J’assume.

Je m’éparpille. 

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