Au fond, c'est ça, le plus étonnant de l'affaire.
C'est que j'ai survécu.
C'est la première fois que j'écris vraiment là-dessus. J'ai encore trop peu de mots pour dire à quel point j'ai été conne, naïve. Et à quel point je me déteste d'avoir quand même aussi mal, tout en sachant.
C'est pour ça que je ne m'attends pas à autre chose qu'un texte décousu. Éparpillé. Parce qu'il n'y a pas de logique là-dedans et que je suis incapable de faire du ménage.
C'est pas encore digéré. Ça commence, ça commence à se faire un chemin, que c'est pour le mieux. Of course que c'est pour le mieux, on le sait tous.
Mais le mieux, j'étais-tu vraiment obligé de me le faire enfoncer dans la gorge comme ça?
Et ma déconfiture a été quand même assez publique. C'est qu'il y a des traces permanentes de cet abandon, de cette trahison. Et il en subira les contre-coups, lui aussi.
Mais here I am. Pis j'ai survécu, pis toute. Même, je suis plus forte. Oui oui, comme dans le '' Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort''. Le problème, c'est que je me rends maintenant compte que je n'ai pas vraiment besoin de quelqu'un. Les autres = complications. C'est pas mal clair maintenant, dans ma tête.
Bon, il y a toujours cette personne qui te fait pétiller. Cette personne totalement inaccessible.
Mais au finale, elle aussi, elle correspond à une complication. C'est ça que tu m'as enlevé, tu vois. La patience pour le compliqué. La tolérance à la bullshit. Certains pourraient trouver que c'est une amélioration. Mais ça m'enlève aussi l'espoir.
Y'a quelque chose de brisé en moi.
Pas juste en moi. Y'a quelque chose de brisé à l'extérieur de moi aussi.
La famille, la famille elle n'existera pas. J'ai beau en recréer une, une meilleure, une plus belle, une composée d'amour et d'amitié, une qui ne comporte jamais de cris. jamais de pleurs. Ce n'est pas pareil. Parce que tu seras absent. Toujours.
C'est ma plus grande peine. Et ma plus grande peur. Que tu reviennes un jour. Et que tu détruises tout. Tout ce que j'aurai réussi à reconstruire, inside and out.
J'ai survécu.
Mais à quel prix?
et bien....il ne reviendra jamais.
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